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BUCHENWALD 43: a poem by an unknown author

Unpublished French Poem on The Liberation of Buchenwald

(read the English translation)
If you have any information about the author of this poem, please contact: Susan Perry Ferguson at sferguson1@nyc.rr.com

le 11 avril 1945

 

Buchenwald! C’est le noir de la foret profounde
Où jamais les oiseaux n’osent échanger leurs cris
C’est le camp ou pourissent isolés du monde
les numéros Häftlings que les SS ont pris,
C’est le begue ou la mort pourvoie a tout moment
Soit sa tranchee commune ou son four crématoire

De corps brisés de coups où morts d’épuisement
C’est l’enfer enfenté dont parler l’histoire 

Avril 45, le bruit de l’invasion a pénétré au sein du camp des morts vivants
Au loin s’entend déja la gross voix du canon
Les chars Américains avancent triomphants
Mais les boches hitlériens, les attendent sans joie
Avec leur Gestapo, leur SS, leurs bourreaux
Ne veulent pas frustrer les Parques de leur proie
Et la soif de meurtre envahit leurs cerveaux

Soixante trois mille Häftlings concentrés de partout
Ne doivent pas tomber aux mains de l’ennemi
Avant l’encerclement il faut évacuer tout.
Sous cet ordre barbare, les Häftlings ont frémi
Evacuer, c’est partir tout le long de la route
Se trainer sous les coups, sans vivres, sans repos

Loin, toujours plus loin, pour arriver sans doute

Si l’on à pu marcher, à un bagne nouveau,

Le huit Avril au jour, l’exode va commencer,
Le petit camp d’abord et le grand camp ensuite
Sur la place les Häftlings vont monter,
Ils vont sous les coups disant des mots sans suite.
Le grand camp appelé ne bouge pas de ses bloos,
Geste de révolte auss tot réprimé,

Car ces SS envoient sur eax leurs troupes de choc
Quelques martyrs de plus n’ont pas démérité.

Neuf  Avril, le canon s’entend tou jours au loin.
Le place est noire d’Häftlings, on organise le depart
De colonnes nouvelles dont les SS prennent soin,
Leur consigne étant d’égorger tout trainard,
Les Francais jusqu’alors, ent pu, grace a l’alerte
Echapper au départ. Ce n’est pas par faveur
L’amour de l’Allemand, Russe Polonais et Tcheque
Ayant desplaces au camp pour eux, est dur labeur,

Il est des invalides, des malades, des fiévreux
Au Revier et aux Blocks qui ne peuvent marcher,
Et les docteurs francais interviennent pour eux
Pres des medecins SS qui va les visiter.

Un premier tri est fait.  Quittent le camp le soir
Des invalides francais, tous perclus de douleurs
Piurtant dans tous les coeurs peut renaitre l’espoir
Deux avions étoilés ont salué aux couleurs

Le dix avril parait.  Le canon gronde plus fort
Le tension des esprits augmente d’heure en heure.
Deuxieme jour sans pain.  Etape vers la mort.
Car le départ du camp n’est pas une gageure
Si la rumeur venant des gens dits bien informés
Est vraie, et qu’au grand camp d’Auschwitz l’évacuation
Fut totale, les lances flammes ayant tout nettoyé
L’encerclement lai seul peut trancher la question.

Le soir approche, retri parmi les invalids
et un nouveau départ s’égraine sur la route
Seuls restent les bancals et toutes les chrysalides
De la race humaine dont les cas ne fait doute
Un avion étoilé trace un rond dans le ciel
Est-ce l’encerclement?  La mort plane sur sa proie

Quelques Francais luttant contre le sort cruel
Ont décidé de mourir dans la joie.

Onze avril zéro heure, l’attente devient sérieuse
Couchés sur les paillasses des Coyes malodorants
L
e veille se poursuit.  Si l ‘issue est heureuse
Tant mieux, mais il vaut mieux mourir en combatant
Le canon fait merveille, a l’ouest ou l’on se bat
Le jour parait enfin. On apprend aue les Russes
Prisonniers de guerre ont tenté le combat
Et exterminé tous les suppots de la Prusse

Onze heures tous les SS s’assemblent sur la place
Ils vont livrer le camp aux tueurs professionnels
L’heure est grave pour tous c’est une question de race
Vingt un mille Häftlings risquent le sort cruel
Treize heures trente.  Du Revier un mouvement se dessine
Le Häftlings révoltés prennent les miradors
Ce ne sont plus des gens passifs qu’on assassine
Car les lions déchainés se sont faits leurs mentors 

Les Francais ne sont pas les demiers a la tache
Et a quatorze heure quinze, hissant le drapeau blanc
Le comité formé s’attelle sans relache
Aux problemes immédiats qui sont la vie du camp
Quinze heures, dans le sud les chars américains
Nettoient les environs avec les révoltes

A seize heures a la tour parait un char.  Enfin
Il n’y a plus d’Häftlings mais des hommes libérés.
Le gros blindés passent pres des camps sur la route
Des alliés, des Francais, circulent parmi nous,
Notre libération ne peut plus faire de doute,
Les SS prisonniers enfermés comme des fous.
Une pensée pourtant ternit notre allégresse

Le Block semi-désert fait penser aux amis
Qui sont tous sur la route surement en détresse
Car l’encerclement n’plus été permis.

Buchenwald est fini.  Dans les casernes SS
Les libérés s’installent dans un peu de confort
L’angoisse est finie, mais nous pensons sans cesse

Aux deux derniers convois tous frappés par la mort
Il n’est qu’un rescapé caché dans les cadavres
Qui vécut la boucherie de l ‘extermination
Les convois précédents n’ont pas trouvé de havre

Quarante deux mille humains sont morts sans exception.
Ainsi nous rentrerons en France a nos foyers,
Les vides sont nombreux et gatent notre retour
Mais il est un serment qu’il nous faut prononcer
Il faut venger nos morts, attaquer tour a tour
Le race, d’assassins d’investis, de sadiques
Hommes femmes enfants, sans pitié sans quartier,
Ils ont tué pour tuer d’une haine fanatique


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